Avion à hydrogène : Airbus et Singapour ont des projets
Airbus et les autorités singapouriennes de l’aviation civile lancent une étude conjointe sur la création d’un centre de distribution d’hydrogène sur l’aéroport de Changi.
Avion à hydrogène : Singapour veut aussi en être
Toujours férue de nouvelles technologies, relire les initiatives en matière de drones et de taxis aériens urbains, l’Ile-Etat s’intéresse aussi aux projets d’avion commerciaux à hydrogène sur lesquels travaille Airbus. Signe concret de cet intérêt : les autorités singapouriennes de l’aviation civile et le constructeur ont lancé une étude conjointe sur la création d’un centre de distribution d’hydrogène sur l’aéroport de Changi. Débutant en 2022 et courant sur deux ans, cette étude s’attaquera aux différentes problématiques liées à l’hydrogène : production, le stockage et la distribution d’hydrogène, les services au sol pour les avions, les équipements logistiques et les systèmes de ravitaillement.
Déjà les carburants aviation durables
Cette étude menée avec Airbus sur l’avion à hydrogène n’est pas la seule action menée par les autorités singapouriennes de l’aviation civile. Un travail est aussi mené avec Singapore Airlines sur l’utilisation de carburants aviation durables (CAD) ou SAF en anglais. « La reprise après la pandémie de Covid-19 ne sera pas un retour au statu quo, mais une occasion de reconstruire une aviation plus durable », estime Han Kok Juan, directeur général de la CAAS et pour qui il s’agit d’anticiper et de développer des moyens concrets pour atteindre l’objectif de rendre le transport aérien plus écologique.
Lyon aussi en aéroport pilote
C’est dans le cadre d’un partenariat avec Vinci Airports et Air Liquide que Airbus va transformer l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry en plateforme pilote avec dès 2023 le déploiement d’une station de distribution d’hydrogène gazeux permettant d’alimenter à la fois les véhicules terrestres (bus de piste, camions, engins de manutention…) de l’aéroport et ceux de ses partenaires, mais également les poids lourds qui circulent aux abords. Cette première étape est indispensable pour tester les installations et la dynamique de l’aéroport en tant que “hub hydrogène” de sa zone d’influence. Entre 2023 et 2030 est programmé le déploiement des infrastructures d’hydrogène liquide qui permettront le chargement d’hydrogène dans les réservoirs des futurs aéronefs. Enfin, au-delà de 2030 : déploiement de l’infrastructure hydrogène allant de la production à la distribution massive d’hydrogène liquide dans l’aéroport.